9mai 2019 à 19 h 53 min. Beaucoup de personnes pensent que les zoos et les aquariums ne sont pas bons pour les animaux. Il y a beaucoup d’avantages et de désavantages. Pour commencer, les zoos permettent la reproduction plus rapide des animaux en voie d’extinction et ils soignent les animaux blessés.
Pouravoir réprimé ce type de sentiments 2 x en 23 ans de vie commune avec ma chérie de vie, je peux dire que ça bouffe. Ça fait du mal, même au couple et à la famille sans qu’on le veuille ou le maîtrise puisque la tristesse se voit, se ressent. Il faut être fort pour passer outre. Fort seul et forts à 2. Bibou
Sil est une chose sur laquelle on doit s’arrêter, c’est bien sur la résonance en nous de la terminologie : celle du développement personnel et celle du langage de la foi. Cette terminologie concerne à la fois la théorie et les témoignages. Autour de chaque mot, en effet, rayonnent des impressions, affects, symboles, enchaînements logiques : d’une certaine façon, chaque mot
Pourvivre hors la loi il faut être honnête." Bob Dylan. C’est cette phrase mythique qui s’est imposée comme un électrochoc dans l’esprit de Maître R., avocat au barreau de Paris. Oui! C’était bien cela, l’impérieuse nécessité d’être honnête envers soi-même, de ne pas se mentir et vivre sa passion à fond. Et lorsque la passion dépasse le cadre juridique, cela fait une
KANT Fondements de la métaphysique des moeurs. Extraits De tout ce qu’il est possible de concevoir dans le monde, et même en général hors du monde, il n’est rien qui puisse sans restriction être tenu pour bon, si ce n’est seulement une bonne volonté.L’intelligence, le don de saisir les ressemblances des choses, la faculté de discerner le particulier pour en juger, et les
Alorsque certains cadres se posent des questions quant à l'intérêt de la communication, Catherine Sorzana, directrice de Medias Coaching Communication, montre pourquoi et comment elle est bel
Notreavis rapide. Nous ne sommes pas les premiers, et certainement pas les derniers, à épiler lyrique sur un jeu Rockstar, mais Red Dead Redemption 2 est une expérience magnifique. C' est un
Leshommes se sont coupés de leur coeur et de leurs émotions. Il est temps que les femmes montrent à nouveau leur vraie puissance, non pas de manière agressive mais de façon à réconcilier le masculin et le féminin. Actuellement vous pouvez guérir ces blessures et vivre ensemble dans la paix et la joie.
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Enfin, si l’on prend connaissance du message de Jésus-Christ, on est saisi, et on aime. Que l’on ne s’y trompe pas. La Charte de la légitimité n’est pas une utopie, car ses principes ont animé, vaille que vaille, le royaume de France durant plus d’un millénaire. Sommaire1 Des questions, une démarche2 L’homme est un animal rationnel3 Agir selon la raison4 L’homme est un animal politique5 La loi naturelle est la loi de la nature humaine6 Le droit naturel découle de la loi naturelle7 De l’origine divine de la loi naturelle au droit divin8 L’objet de la politique la réalisation du bien commun9 Autorité et légitimité du prince10 Le gouvernement organique et ses principes11 Le roi est le justicier12 Légitimité institutionnelle et lois fondamentales13 Monarchie indépendante et gouvernement de conseil14 La royauté chrétienne15 Charte de la légitimité16 Conclusion Des questions, une démarche Qu’est-ce qu’un régime politique légitime ? Quelle est plus précisément la finalité de la politique ? L’activité politique étant propre à l’être humain, la réponse à ces questions se trouve probablement dans la connaissance de ce qui constitue l’humanité elle-même. Peut-être saurons-nous alors dégager des principes de légitimité susceptibles d’une adhésion la plus universelle. Les monarchies traditionnelles s’efforcent au moins de respecter la loi naturelle. En reconnaissant à leurs sujets le droit naturel d’être gouvernés et de vivre selon cette loi transcendante, le pouvoir politique devient autorité il permet à chacun d’accomplir sa nature selon ses talents, de grandir en vertu, donc en dignité. Les rois qui établissent ainsi la justice obtiennent de leurs peuples, non seulement l’obéissance libre, mais plus encore leur amour. [La Rédaction] L’homme est un animal rationnel Aristote 384-322 av. constate L’homme est un animal rationnel1. L’homme est en effet doué de raison. Son intelligence peut connaître le vrai, le beau et le bien, et sa volonté les désirer. Sa raison est capable, non seulement d’identifier le bien à atteindre, mais encore de trouver un moyen propre pour parvenir à ce bien, et c’est précisément dans le choix des moyens pour atteindre le bien que réside la liberté de l’homme. Aussi Bossuet 1627-1704 écrit La raison est cette lumière admirable, dont le riche présent […] vient du ciel […] par laquelle Dieu a voulu que tous les hommes fussent libres2. Agir selon la raison L’homme vertueux est celui qui agit conformément à la raison, et Cicéron 106-43 av. remarque en effet Pour tout dire en un mot, la vertu est la raison même3. De même saint Thomas d’Aquin 1224-1274 dit Il y a en tout humain une inclination naturelle à agir conformément à sa raison. Ce qui est proprement agir selon la vertu4. Le chinois Confucius Ve-IVe siècle av. se rapportant à la Grande étude — qui est le traité d’éducation des anciens rois — ajoute que l’on ne peut tendre vers le souverain bien qu’en agissant conformément à la raison qui est la perfection humaine La loi de la Grande Étude, ou de la philosophie pratique, consiste à développer et remettre en lumière le principe lumineux de la raison que nous avons reçu du ciel, à renouveler les hommes, et à placer sa destination définitive dans la perfection, ou le souverain bien5. Aristote identifie par ailleurs le souverain bien avec le bonheur que l’on éprouve au terme d’une vie vertueuse Qu’est-ce donc qui empêche de qualifier d’heureux celui qui agit conformément à la vertu parfaite, et qui est suffisamment pourvu de biens extérieurs, non pendant telle ou telle durée, mais pendant une vie complète6 ? L’homme est un animal politique Un homme ne parvient à accomplir sa nature d’animal rationnel qu’à l’aide de l’éducation que lui dispensent ses semblables au sein de communautés naturelles. – La première des communautés naturelles est la famille. Le petit d’homme vient au monde grâce à un père et une mère qui doivent naturellement — sauf accident — l’élever, lui donner une éducation, lui transmettre ce qu’ils ont eux-mêmes reçu. Par son exemple, la famille procure l’amour et éduque à l’amour, elle enseigne l’essentiel de la vie en société comme le respect de l’autorité garante du bien commun, le respect de l’altérité sexuée, l’aide à apporter aux plus jeunes ou aux plus faibles, etc. ainsi que la hiérarchie des biens. Mais la famille, malgré son rôle essentiel, ne peut pourvoir à l’ensemble de ses besoins. – L’autre communauté naturelle qui existe nécessairement, et qui pourvoit le plus universellement aux besoins de l’être humain, est la communauté politique ou cité7. Aussi Aristote donne-t-il une autre définition de l’homme, cette fois-ci, dans un ordre pratique L’homme est un animal politique8. Sans la cité, l’homme ne peut accomplir sa nature rationnelle, car il est un enfant-loup, autrement dit, à peine plus qu’un animal. La loi naturelle est la loi de la nature humaine L’homme est donc un animal rationnel et politique. Ainsi, comme n’importe quelle autre créature, existe-t-il pour lui des lois qui lui sont propres et qui constituent l’écologie9 de l’être humain non seulement des lois physiques, biologiques ou physiologiques nature animale, mais aussi des lois de bon comportement par rapport à lui même et à ses semblables nature rationnelle et politique. Les lois du bon comportement de l’être humain sont appelées loi naturelle ou loi morale. Saint Thomas d’Aquin résume les préceptes de la loi naturelle Tout ce qui agit, le fait en vue d’une fin qui a valeur de bien. C’est pourquoi le principe premier, pour la raison pratique, est celui qui se base sur la notion de bien, à savoir qu’il faut faire et rechercher le bien et éviter le mal. Tel est le premier précepte de la loi10. Tout ce qui assure la conservation humaine et tout ce qui empêche le contraire de cette vie, c’est-à-dire la mort, relèvent de la loi naturelle11. Appartient à la loi naturelle ce que l’instinct naturel apprend à tous les animaux, par exemple l’union du mâle et de la femelle, le soin des petits, On trouve dans l’homme un attrait vers le bien conforme à sa nature d’être raisonnable, qui lui est propre ; ainsi se sent-il un désir naturel de connaître la vérité sur Dieu et de vivre en société. En suite de quoi appartient à la loi naturelle tout ce qui relève de cet attrait propre par exemple qu’il évite l’ignorance, ou ne fasse pas de tort à son prochain avec lequel il doit entretenir des rapports, et en général toute autre prescription de ce genre12. Mais bien avant l’Aquinate, dans la Rome païenne, Cicéron proclame l’universalité de la loi naturelle propre au genre humain Il est une loi véritable, la droite raison, conforme à la nature, universelle, immuable, éternelle dont les ordres invitent au devoir, dont les prohibitions éloignent du mal. Soit qu’elle commande, soit qu’elle défende, ses paroles ne sont ni vaines auprès des bons, ni puissantes sur les méchants. Cette loi ne saurait être contredite par une autre, ni rapportée en quelque partie, ni abrogée tout entière. Ni le sénat, ni le peuple ne peuvent nous délier de l’obéissance à cette loi. Elle n’a pas besoin d’un nouvel interprète, ou d’un organe nouveau. Elle ne sera pas autre dans Rome, autre dans Athènes ; elle ne sera pas autre demain qu’aujourd’hui mais, dans toutes les nations et dans tous les temps, cette loi régnera toujours, une, éternelle, impérissable ; et le guide commun, le roi de toutes les créatures, Dieu même donne la naissance, la sanction et la publicité à cette loi, que l’homme ne peut méconnaître, sans se fuir lui-même, sans renier sa nature, et par cela seul, sans subir les plus dures expiations, eût-il évité d’ailleurs tout ce qu’on appelle supplice13. Le droit naturel découle de la loi naturelle L’existence d’une loi commune au genre humain implique des droits imprescriptibles qui garantissent à tout être humain la liberté d’accomplir cette loi, tel est le droit naturel. Quand Aristote traite de la loi commune » à tous les hommes et du droit naturel qui lui est associé, il recourt à l’exemple d’Antigone — l’héroïne du dramaturge Sophocle 495-406 av. — qui meurt pour avoir soutenu devant le tyran Créon qu’elle avait le droit d’obéir à une loi supérieure à la sienne Il y a une justice et une injustice dont tous les hommes ont comme une divination et dont le sentiment leur est naturel et commun, même quand il n’existe entre eux aucune communauté ni aucun contrat ; c’est évidemment, par exemple, ce dont parle l’Antigone de Sophocle, quand elle affirme qu’il était juste d’enfreindre la défense et d’ensevelir Polynice ; car c’était là un droit naturel Loi qui n’est ni d’aujourd’hui ni d’hier, qui est éternelle et dont personne ne connaît l’origine. » C’est aussi celle dont Empédocle s’autorise pour interdire de tuer un être animé ; car on ne peut prétendre que cet acte soit juste pour certains, et ne le soit pas pour d’autres Mais la loi universelle s’étend en tous sens, à travers l’éther qui règne au loin et aussi la terre immense14. » De l’origine divine de la loi naturelle au droit divin Il n’est point de loi sans législateur et, depuis l’Antiquité, la loi naturelle est reconnue comme le fruit d’une Intelligence supérieure, d’une Volonté divine. Ainsi l’exprime Sophocle par la voix de la vertueuse Antigone qui conteste la loi de Créon, injuste, car contraire à la loi naturelle et divine, ainsi qu’au droit associé à cette loi prioritaire Antigone — Oui, car ce n’est pas Zeus qui l’avait proclamée ! Ce n’est pas la Justice, assise aux côtés des dieux infernaux ; non, ce ne sont pas là les lois qu’ils ont jamais fixées aux hommes, et je ne pensais pas que tes défenses à toi fussent assez puissantes pour permettre à un mortel de passer outre à d’autres lois, aux lois non écrites, inébranlables, des dieux ! Elles ne datent, celles-là, ni d’aujourd’hui ni d’hier, et nul ne sait le jour où elles ont paru. Ces lois-là, pouvais-je donc, par crainte de qui que ce fût, m’exposer à leur vengeance chez les dieux15 ? Bonald 1754-1840 précise la notion de droit divin, ce droit fondamental de vivre selon la loi naturelle voulue par Dieu et à laquelle doivent nécessairement se conformer les lois de l’autorité politique pour être légitimes Nous ne voyons le droit divin que dans la conformité des lois sociales aux lois naturelles dont Dieu est l’auteur16. [Les gouvernements] sont surtout de droit divin lorsqu’ils sont conformes aux lois naturelles de l’ordre social dont le suprême législateur est l’auteur et le conservateur, et le pouvoir public ainsi considéré n’est pas plus ni autrement de droit divin que le pouvoir domestique. Et les imposteurs qui disent, et les sots qui répètent que nous croyons telle ou telle famille, tel ou tel homme visiblement désigné par la providence pour régner sur un peuple nous prêtent gratuitement une absurdité pour avoir le facile mérite de la combattre, et sous ce rapport, la famille des bourbons n’était pas plus de droit divin que celle des ottomans17. Le droit divin n’est donc que la reconnaissance de l’origine divine du droit naturel, et le jurisconsulte Jean Bodin 1529-1596 associe bien les deux quand il s’agit de justifier l’interdiction des crimes Les défenses des crimes sont de droit divin et naturel18. L’objet de la politique la réalisation du bien commun Des pages précédentes, il résulte que la politique a pour finalité de permettre aux hommes l’accomplissement de leur nature d’animal rationnel et politique. Confucius dit Les anciens princes qui désiraient développer et remettre en lumière, dans leurs États, le principe lumineux de la raison que nous recevons du Ciel, s’attachaient auparavant à bien gouverner leurs royaumes. […] Le royaume étant bien gouverné, le monde ensuite jouit de la paix et de la bonne harmonie19. Aristote confirme que la finalité de la politique est le bonheur, soit une vie de la communauté politique conforme à la raison, à la vertu. Aussi l’homme d’État doit-il posséder de solides connaissances en morale pour bien gouverner Le bonheur est au nombre des biens de valeur et parfaits. Il semble tel précisément parce qu’il est un principe c’est pour le bonheur que nous faisons tout le reste, et nous posons que le principe et la cause des biens est quelque chose de précieux et de divin. Puisque le bonheur est une activité de l’âme conforme à la vertu parfaite, l’examen doit porter sur la vertu peut-être aurons-nous ainsi une vue meilleure du bonheur. L’homme d’État authentique passe pour y consacrer l’essentiel de ses efforts il veut faire de ses concitoyens de bons citoyens, dociles aux lois. […] Ainsi l’homme d’État doit étudier l’âme il doit l’étudier pour ces raisons, et juste assez pour ce qu’il recherche20. Saint Thomas précise la mission du souverain Le roi est celui qui gouverne la multitude d’une cité ou d’une province, et ceci en vue du bien commun21. Et il détaille les conditions de réalisation du bien commun Toutefois, si l’unité même de l’homme est l’effet de la nature, l’unité de la multitude, que l’on nomme paix, doit être procurée par les soins du souverain. Ainsi, trois conditions seront requises pour que la multitude s’établisse dans une vie conforme à l’honnêteté naturelle. – La première sera qu’elle se fonde sur l’unité de la paix. – La seconde, qu’étant unie par le lien de la paix, elle soit dirigée à bien agir. Car, s’il est impossible à l’homme de bien agir lorsque l’unité de ses parties ne se trouve préalablement réalisée, de même il sera impossible [de bien agir] à une société humaine à qui manque l’unité de la paix, en raison de ses luttes intestines. – La troisième condition requise est que la prudence du souverain prévoie tout ce qui suffit à [assurer] le plein développement d’une vie conforme au bien honnête. Tels sont les moyens par lesquels le roi pourra fixer la multitude dans un genre de vie conforme à l’honnêteté naturelle22. L’apport chrétien sublime le rôle du roi qui devient l’auxiliaire de Dieu pour guider les hommes vers le bonheur éternel, pour les conduire — grâce à une vie honnête, une vie conforme à leur nature d’animal rationnel et politique — à jouir de Dieu Lui-même après la mort, à s’unir à la source de l’amour et de tout bien. Saint Thomas continue Si donc la vie présente, le bien-être et la rectitude morale qu’elle comporte ont pour fin la béatitude céleste, il appartient en conséquence à la fonction royale de procurer le bien commun de la multitude, suivant une méthode capable de lui faire obtenir la béatitude céleste ; c’est-à-dire qu’il doit prescrire ce qui y conduit et, dans la mesure du possible, interdire ce qui y est contraire. […] Le roi, instruit dans la loi divine, doit donc porter son principal effort sur la manière dont la multitude de ses sujets pourra observer une vie conforme au bien honnête23. Enfin, c’est le propre du roi — nous dit Bodin — de légiférer selon la loi naturelle Le Monarque Royal est celui, qui se rend aussi obéissant aux lois de nature, comme il désire les sujets être envers lui, laissant la liberté naturelle, et la propriété des biens à chacun24. Autorité et légitimité du prince Si le prince s’efforce de vivre et de gouverner selon la raison, s’il œuvre pour permettre aux hommes d’accomplir leur nature en leur garantissant le droit naturel et divin de vivre selon la loi naturelle, alors il est aimé. Les anciens Chinois disent en effet C’est pourquoi un prince doit, avant tout, veiller attentivement sur son principe rationnel et moral. S’il possède les vertus qui en sont la conséquence, il possédera le cœur des hommes25. Bossuet est plus rigoureux encore lorsqu’il s’adresse au futur roi sur la nécessité de gouverner selon la raison Quiconque ne daignera pas mettre à profit ce don du Ciel, c’est une nécessité qu’il ait Dieu et les hommes pour ennemis. Car il ne faut pas s’attendre, ou que les hommes respectent celui qui méprise ce qui le fait homme, ou que Dieu protège celui qui n’aura fait aucun état de ses dons les plus excellents26. En 1191, le philosophe Tchoû-Hî, disciple de Confucius, cite un ancien texte chinois et le commente Le Khang-kao dit Le mandat du Ciel qui donne la souveraineté à un homme, ne la lui confère pas pour toujours. » Ce qui signifie qu’en pratiquant le bien ou la justice, on l’obtient ; et qu’en pratiquant le mal ou l’injustice, on le perd27. Le souverain ne garde donc son mandat du Ciel » — autrement dit son autorité, ou sa légitimité — que s’il pratique la justice. Telle est aussi la conclusion de Jean Bodin C’est donc la vraie marque de la Monarchie Royale, quand le Prince se rend aussi doux, et ployable aux lois de nature, qu’il désire ses sujets lui être obéissants. Ce qu’il fera, s’il craint Dieu surtout, s’il est pitoyable aux affligés, prudent aux entreprises, hardi aux exploits, modeste en prospérité, constant en adversité, ferme en sa parole, sage en son conseil, soigneux des sujets, secourable aux amis, terrible aux ennemis, courtois aux gens de bien, effroyable aux méchants, et juste envers tous. Si donc les sujets obéissent aux lois du Roi, et le Roi aux lois de nature, la loi d’une part et d’autre sera maîtresse, ou bien, comme dit Pindare, Reine. Car il s’ensuivra une amitié mutuelle du Roi envers les sujets, et l’obéissance des sujets envers le Roi, avec une très plaisante et douce harmonie des uns avec les autres, et de tous avec le Roi. C’est pourquoi cette Monarchie se doit appeler royale et légitime28. Et Louis XIV d’exhorter le Dauphin à se soumettre humblement à l’Auteur de la loi naturelle Et à vous dire la vérité, mon fils, nous ne manquons pas seulement de reconnaissance et de justice, mais de prudence et de bon sens, quand nous manquons de vénération pour Celui dont nous ne sommes que les lieutenants. Notre soumission pour Lui est la règle et l’exemple de celle qui nous est due29. Le roi est semblable au commandant d’un navire dont la mission est d’amener les passagers à bon port. Le commandant est le seul maître après Dieu » des opérations sur son bateau pour atteindre la destination du voyage. De même le roi est le maître des lois dans son royaume pour atteindre la fin qui lui est assignée. Dante 1265-1321 note que, sous ce rapport, le roi devient le serviteur de tous On voit que, si le consul ou le roi ont seigneurie sur les autres au regard de la route à suivre, il n’empêche qu’au regard du but ils sont serviteurs des autres et le Monarque principalement, qu’il faut tenir sans doute aucun pour le serviteur de tous. Ainsi enfin peut-on connaître dès ce point que l’existence du Monarque est rendue nécessaire par la fin qui lui est assignée, d’établir et maintenir les lois. Adonc le genre humain, quand il est rangé sous le Monarque, se trouve au mieux ; d’où il suit qu’une Monarchie est nécessaire au bien-être du monde30. Le gouvernement organique et ses principes Le modèle de la cité traditionnelle est la société organique, autrement dit une société dont les membres sont liés les uns aux autres de façon vivante — tels les organes du corps humain — afin de coopérer en vue du bien commun du corps tout entier. C’est ce modèle traditionnel de la cité auquel recourt Louis XIV Car enfin, mon fils, nous devons considérer le bien de nos sujets bien plus que le nôtre. Il semble qu’ils fassent une partie de nous-mêmes, puisque nous sommes la tête d’un corps dont ils sont les membres31. L’État ne commande pas directement aux personnes, mais par le biais de corps intermédiaires qui sont autant d’organes auxquels sont délégués l’autorité dans les domaines où ils sont compétents. La société organique repose sur deux principes – Principe de finalité Les groupements du corps social sont des organes vivants et complémentaires qui agissent pour leur bien commun, mais aussi pour le bien commun du corps tout entier. – Principe de subsidiarité Un groupement d’ordre supérieur ne doit pas intervenir dans la vie des groupements d’ordre inférieur, à commencer par la famille, mais les soutenir et les favoriser. Le roi est le justicier Le roi garantit l’État de droit, et l’historien François Furet 1927-1997 dit Au-dessus des lois, mais soumis à des lois, le roi de France n’est pas un tyran la monarchie française, État de droit, ne doit pas être confondue avec le despotisme, qui est le pouvoir sans frein d’un maître32. Toute l’œuvre de Bonald rappelle que le rôle essentiel du roi consiste à rendre la justice Le premier principe de la royauté est que les rois de France doivent être justiciers comme saint Louis plutôt que guerriers et que la gravité du magistrat qui éloigne la familiarité leur sied mieux que la camaraderie militaire33. Aristote précise ce qu’il faut entendre par juste » En un sens nous appelons juste ce qui produit et conserve le bonheur et ses composants pour la communauté politique34. Légitimité institutionnelle et lois fondamentales Dans une formule quasi mystique — mais un peu ambiguë35 — le philosophe Antoine Blanc de Saint-Bonnet 1815-1880 exprime bien le caractère transcendant de la légitimité dynastique La légitimité des rois est l’anneau par lequel les nations se rattachent à Dieu pour demeurer vivantes et honorées36. Mgr de Ségur 1820-1881 précise [Gouvernement] légitime, c’est-à-dire conforme à la loi de Dieu et aux traditions du pays37. En France, le droit monarchique vient de la coutume dont Cicéron nous dit qu’elle prend sa source dans la loi naturelle L’origine première du droit est œuvre de nature ; puis certaines dispositions passent en coutumes, la raison les jugeant utiles ; enfin ce que la nature avait établi et que la coutume avait confirmé, la crainte et la sainteté des lois l’ont sanctionné38. Notre pays possède cette grâce inestimable que la désignation du monarque est ôtée du choix humain mais confiée à la seule loi, ou Lois fondamentales du Royaume, au sujet desquelles Jean-Baptiste Colbert de Torcy écrit Suivant ces lois, le prince le plus proche de la couronne en est héritier nécessaire […] il succède, non comme héritier, mais comme le monarque du royaume […] par le seul droit de sa naissance. Il n’est redevable de la couronne ni au testament de son prédécesseur, ni à aucun édit, ni a aucun décret, ni enfin à la libéralité de personne, mais à la loi. Cette loi est regardée comme l’ouvrage de celui qui a établi toutes les monarchies, et nous sommes persuadés, en France, que Dieu seul la peut abolir39. Ce mode de désignation offre en effet l’immense avantage de préserver au mieux l’unité de la paix en épargnant au pays les inévitables luttes pour le pouvoir dévoreuses de temps et d’énergie, exacerbant l’orgueil et ruinant la charité. Monarchie indépendante et gouvernement de conseil Gouverner pour le bien commun implique une autorité politique indépendante des groupes de pression économiques ou idéologiques. On parle alors d’autorité absolue ». L’historien François Bluche 1925-2018, spécialiste de la période classique, explique ce qu’il faut comprendre par cette expression Le monarque étant parfaitement souverain, la monarchie française est absolue, c’est-à-dire parfaite. Absolue, c’est à dire sans liens, ce qui ne veut pas dire sans limites40. Voltaire justifie la monarchie absolue par un argument très naturel Un roi absolu […] ne peut vouloir que la grandeur et la prospérité de son État, parce qu’elle est la sienne propre, parce que tout père de famille veut le bien de sa maison. Il peut se tromper sur le choix des moyens, mais il n’est pas dans la nature qu’il veuille le mal de son royaume41. Non tyrannique, la monarchie absolue est en effet un régime tempéré, un régime de conseil » dans lequel les organes sociaux ont le devoir de conseil auprès de l’autorité politique. Le régime de conseil est beaucoup plus naturel que le régime d’opposition — ou régime de partis —, lequel ruine le bien commun. Bonald l’explique Dans le premier système, la monarchie royale, le pouvoir est conseillé, dans le second, il est combattu ; dans l’un, il est regardé comme un père, ou du moins comme un protecteur, dans l’autre comme un ennemi. Pour l’un, on dit le roi en son conseil, a ordonné, etc. pour l’autre, on devrait dire le roi, malgré l’opposition, ordonne, etc. […] Ainsi dans l’ancienne France, le roi gouvernait en son conseil, ou en ses conseils, Conseil d’État, Conseil privé, Conseil des finances, de commerce, Grand conseil, etc. et même les remontrances des cours souveraines et les doléances des états généraux n’étaient au fond que des conseils, mais des conseils d’autant plus imposants qu’ils étaient donnés par des corps puissants et indépendants42. En revanche, le régime des partis s’oppose par définition à l’unité de la paix, car il divise et constitue une sorte de guerre institutionnalisée. Mais pis encore, il corrompt, et le même Bonald, pour avoir participé à ces assemblées parlementaires, témoigne Le chancelier de l’Hôpital, Sully, d’Aguesseau, ont été de sages conseillers des rois, mais je ne crains pas de soutenir que quatre ou cinq cents personnages tels que l’Hôpital, Sully, ou d’Aguesseau réunis en assemblée délibérante seraient bientôt divisés en majorité et minorité et finiraient par faire une opposition où l’on pourrait ne plus reconnaître leur raison, ni peut-être leur vertu43. La royauté chrétienne Rappels sur la religion catholique Les anciens païens — comme Confucius, Aristote ou Cicéron — avaient énoncé ce que l’homme pouvait connaître de lui-même et de Dieu par les seules lumières de la raison. Pour en savoir davantage sur la destinée humaine et sur l’intimité de Dieu, il fallait que Dieu intervienne Lui-même par une Révélation. Or Dieu dit à Moïse Je suis Celui qui suis44 ». Autrement dit Je suis l’Être par lui-même existant », ou Je suis l’Être dont l’essence est l’existence », soit quasiment la définition de Dieu à laquelle parvient Aristote 350 av. par pur raisonnement, dans une société polythéiste et indépendamment de toute révélation Il doit donc exister un principe dont l’essence soit d’être en acte45. Et c’est aussi dans ces termes que Jésus-Christ affirme sa divinité En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, moi, je suis46. […] Si vous ne croyez pas que moi, je suis, vous mourrez dans vos péchés47. Sommé de s’expliquer devant les tribunaux, Jésus fait deux autres déclarations en ce sens, et qui lui vaudront la peine de mort – Il proclame sa divinité devant le tribunal religieux — Tu es donc le Christ, le Fils de Dieu ? . . . — Je le suis48 ». – Il proclame sa royauté universelle devant le tribunal politique Je suis roi49 »… Ma royauté n’est pas de ce monde50 ». En effet, Jésus ne tient sa royauté d’aucune créature de ce monde, mais du Père éternel. Et ce n’est pas une royauté selon ce monde, car elle ne connaît pas de frontières dans le temps et dans l’espace. Par ailleurs, Jésus-Christ déconcerte les hommes en leur enseignant l’humilité et la vie intérieure pour gagner plus encore que le bonheur fragile et périssable d’une vie vertueuse ici-bas le bonheur éternel de la fruition jouissance de Dieu après la mort. Bonald explique à propos de la religion chrétienne fondée sur la Révélation de Jésus-Christ Le christianisme est la réalisation » de l’idée abstraite et spéculative de la divinité, la personnification, qu’on me passe ce terme, de Dieu-même, qui après avoir fait l’homme à son image, s’est fait lui-même à l’image de l’homme pour être connu, aimé et adoré des hommes. Il y a dix-huit siècles que le fils de Dieu, Dieu lui-même, a daigné revêtir la forme humaine, est né, a vécu, a souffert, est mort comme homme, et a conversé longtemps au milieu des hommes. En mémoire de ce grand événement et pour en conserver au monde un perpétuel témoignage, il a laissé – sur les autels sa présence réelle d’une manière mystique et sous des apparences sensibles ; il a laissé encore – dans des livres sacrés le dépôt de ses leçons, règle éternelle de toute morale et de nos devoirs, – dans l’histoire de sa vie mortelle le modèle éternel de toutes les vertus, – et dans la constitution de la société qu’il a fondée et dont il est le pouvoir suprême, le type de toute constitution naturelle de société. Ce Dieu fait homme est donc – celui que les chrétiens reconnaissent pour le vrai souverain, – le pouvoir de la société, – l’homme général représentant dans sa personne l’humanité toute entière, – il est comme il le dit lui-même, le roi des rois, – celui par lequel les rois règnent et les législateurs rendent des lois justes et sages, per me reges regnant, – tout pouvoir, dit-il, lui a été donné au ciel et sur la terre, – nul autre nom que le sien n’a été donné à l’homme pour être sauvé, et à la société pour être heureuse et forte ; – c’est la pierre fondamentale de l’édifice social contre laquelle tout ce qui se heurte sera brisé, – et c’est ce qu’ont oublié trop souvent les chefs des nations chrétiennes qui n’ont reçu de force que pour protéger la religion, et qui, tout observateurs qu’ils peuvent être de ses préceptes dans leur conduite personnelle, ne la pratiquent jamais mieux que lorsqu’ils la défendent51. Le théoricien socialiste et anarchiste Proudhon 1809-1865 reconnaît le caractère unique et rationnel de cette religion catholique qu’il a combattue avec acharnement toute sa vie L’Église croit en Dieu elle y croit mieux qu’aucune secte ; elle est la plus pure, la plus complète, la plus éclatante manifestation de l’essence divine, et il n’y a qu’elle qui sache l’adorer. Or, comme ni la raison ni le cœur de l’homme n’ont su s’affranchir de la pensée de Dieu, qui est le propre de l’Église, l’Église, malgré ses agitations, est restée indestructible. […] Tant qu’il restera dans la société une étincelle de foi religieuse, le vaisseau de Pierre pourra se dire garanti contre le naufrage. […] L’Église catholique est celle dont le dogmatisme, la discipline, la hiérarchie, le progrès, réalisent le mieux le principe et le type théorique de la société religieuse, celle par conséquent qui a le plus de droit au gouvernement des âmes, pour ne parler d’abord que de celui-là. […] Au point de vue religieux, principe de toutes les églises, le catholicisme est resté ce qu’il y a de plus rationnel et de plus complet, l’Église de Rome, malgré tant et de si formidables défections, doit être réputée la seule légitime52. Le sacre, ou la reconnaissance institutionnelle de la souveraineté de Dieu En France, le sacre ne fait pas le roi, mais il donne au souverain les grâces divines nécessaires pour accomplir sa charge. Lors du Serment du sacre, le roi se reconnaît institutionnellement vassal de Jésus-Christ53. Il s’engage à appliquer la loi naturelle — donc divine — et à défendre la mission spécifique de l’Église Je promets au nom de Jésus-Christ au peuple chrétien à moi sujet ces choses – Premièrement que tout le peuple chrétien garderai, et à l’Église de Dieu en tout temps la vraie paix. – Aussi que je déferai toutes rapines et iniquités de tous degrés. – Item qu’en tout jugement je commanderai équité et miséricorde, afin que Dieu clément et miséricordieux m’octroie et à vous sa miséricorde. – Item que de bonne foi me travaillerai à mon pouvoir mettre hors de ma terre et juridiction à moi commise troubles et hérétiques ennemis de l’Église54. Statut des autres communautés religieuses Dans cet État catholique, les sujets membres d’autres communautés religieuses sont protégés par le roi selon le droit naturel. L’historienne Juliette Sibon rapporte, par exemple, qu’au temps de saint Louis, les juifs du Royaume de France… … s’organisent en communautés juridiquement reconnues, cadres d’une autonomie limitée par les impératifs que définissent les pouvoirs de la société majoritaire ; mais aussi par des principes que les juifs s’imposent à eux-mêmes dans le contexte de la diaspora. Si la législation locale ou royale transcende les règlements rabbiniques, la production communautaire atteste la possibilité qu’ont les juifs de prendre part, d’une manière ou d’une autre, à la réflexion politique. Leurs représentants auprès de la société majoritaire sont d’ailleurs officiellement reconnus et ils ont le pouvoir d’infléchir les décisions politiques du moment55. De même les musulmans qui admettent la loi naturelle — à l’instar d’un Ahmed Atif Efendi56 — peuvent plus sûrement reconnaître la légitimité du roi soumis à cette loi de Dieu, que celle de la République avec sa religion revendiquée d’une humanité qui se fait Dieu. C’est aussi la réflexion de Michel Houellebecq dans une entrevue accordée au journal allemand Der Spiegel Une guerre civile est dans le domaine du possible. Au fond, l’intégration des musulmans ne pourrait fonctionner que si le catholicisme redevenait religion d’État. Occuper la deuxième place, en tant que minorité respectée, dans un État catholique, les musulmans l’accepteraient bien plus facilement que la situation actuelle. Ils n’arrivent pas à se faire à l’État laïc, porteur d’une liberté de religion qu’ils ne comprennent pas. Le prophète Mahomet ne pouvait pas imaginer l’existence d’un athée57. Charte de la légitimité Nous sommes maintenant en mesure de proposer une Charte de la légitimité, avec différents niveaux susceptibles de convenir à toute personne consciente que l’homme n’est pas le maître des lois de la nature et qu’il doit, au contraire, s’efforcer de les respecter. L’homme, animal rationnel et politique, n’atteint sa liberté et sa perfection que s’il y est aidé par de bonnes lois, autrement dit par des lois conformes à la loi naturelle, ou loi de droite raison ». Ainsi, seul un État fondé institutionnellement sur au moins le premier des niveaux suivants présente une légitimité positive. Nous avons, par ordre croissant 1er niveau Reconnaissance de la loi naturelle comme modèle des lois, avec pour conséquence la reconnaissance du droit naturel pour tout homme de vivre selon cette loi. Ce niveau est accessible à la seule raison par la simple observation58. 2e niveau Reconnaissance de l’origine divine de la loi naturelle. En effet, une loi existe-t-elle sans législateur ? La conséquence est la reconnaissance du droit divin de vivre selon cette loi. Ce niveau est accessible à la seule raison59. 3e niveau Reconnaissance de Jésus-Christ Roi des rois, Verbe de Dieu, Dieu unique fait homme, et modèle du roi serviteur de tous. Ce niveau est accessible à ceux qui ont foi en la Révélation de Jésus-Christ. La conséquence catholique est la reconnaissance, par l’autorité politique catholique, de l’Église comme société surnaturelle instituée par Jésus-Christ pour mener les âmes à Dieu60. Les monarchies traditionnelles s’efforcent au moins de respecter la loi naturelle. En reconnaissant à leurs sujets le droit naturel d’être gouvernés et de vivre selon cette loi transcendante, le pouvoir politique devient autorité il permet à chacun d’accomplir sa nature selon ses talents, de grandir en vertu, donc en dignité. Les rois qui établissent ainsi la justice obtiennent de leurs peuples, non seulement l’obéissance libre, mais plus encore leur amour. Les trois niveaux de légitimité sont donc incompatibles avec les systèmes de pensée qui prônent l’autonomie de l’homme, son affranchissement de toute loi dont il n’est pas l’auteur. Un gouvernement, même le plus mauvais et le plus injuste, doit cependant être toléré si son renversement présente pour la société un risque important de sombrer dans l’anarchie, qui est la version généralisée de la loi du plus fort à l’échelle la plus petite. Mais tolérer n’est pas accepter, et on cherchera à établir, dès que possible, le gouvernement légitime. Le projet de la Charte de la légitimité — ou Vexilla Regis Prodeunt les étendards du Roi avancent — s’adresse à tous les pays, pour que chacun retrouve, avec son gouvernement légitime, libertés et honneur. Conclusion N’étant ni démocratique pouvoir désigné par une volonté générale chimérique, ni théocratique autorité directement désignée par Dieu, ni hiérocratique autorité désignée ou commandée par les clercs, l’autorité du roi vient, non seulement de la loi qui le désigne, mais principalement de sa reconnaissance personnelle et institutionnelle de la loi naturelle au minimum, de l’autorité ultime de Dieu, de la souveraineté de Jésus-Christ, dans cet ordre. Le dernier niveau de légitimité — qui est aussi le plus achevé — se rencontre, entre autres, dans la royauté traditionnelle française. Comme ce dernier niveau implique les précédents, la légitimité du roi peut être reconnue de manière universelle par chacun de ses sujets, quelle que soit sa confession religieuse, voire son agnosticisme. Accomplir la loi naturelle — parfaite par la Révélation61 —, faire grandir ainsi notre raison et notre cœur, c’est réaliser notre humanité, ce qui constitue précisément la volonté du Créateur. Car seul il [l’homme] a la raison. » Aristote, Les Politiques, livre VII, chap. XIII, 12, trad. Pierre Pellegrin, Flammarion, Paris, 1993, p. 493.↩Jacques-Bénigne Bossuet, Œuvres de Bossuet, tome i, Firmin Didot frères fils et C, Paris, 1860, p. 15-16.↩Cicéron, Tusculanarum diputationum, livre IV, 15, cité par A. Degert, Les idées morales de Cicéron, Librairie Bloud & C, Paris, 1907, p. 8.↩Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, I-II, La loi », Question 94, trad. Laversin, Édition de la Revue des jeunes, Desclée & Cie, Paris, 1935, p. 115.↩Confucius, Doctrine de Confucius ou les quatre livres de philosophie morale et politique de la Chine, trad. Pauthier, Librairie Garnier Frères, 1921, p. 1.↩Aristote, Éthique à Nicomaque, livre I, 1101a, trad. Jean Defradas, Presses pocket, col. Agora les classiques, 1992, p. 51-52.↩Contrairement à une famille qui ne peut subsister seule, la cité est auto-suffisante pour assurer sa mission. Pour cette raison, elle est appelée société naturelle parfaite ».↩ L’homme est naturellement un animal politique, destiné à vivre en société. » Aristote, La Politique, livre I, chap. I, par. 9, trad. Thurot, Garnier Frères, Paris, non daté, p. 5.↩L’écologie est la science qui a pour objet les interactions des êtres vivants entre eux et avec leur environnement.↩Saint Thomas d’Aquin, Som. théo., La Loi, Question 94, op. cit., p. 109-110.↩Saint Thomas d’Aquin, Som. théo., La Loi, Question 94, op. cit., p. 111.↩↩Saint Thomas d’Aquin, Som. théo., La Loi, Question 94, op. cit., p. 111-112.↩Cicéron, De republica, livre III, 17, in La république de Cicéron traduite d’après un texte découvert par M. Mai, par M. Villemain de l’Académie française, Didier et C librairies-éditeurs, 1858, p. 184-185.↩Aristote, Rhétorique, livre I tome I, chap. XIII, 1373b, trad. Médéric Dufour et autres, Les Belles-Lettres, Paris, 1960, p. 130.↩Sophocle, Antigone, trad. P. Mazon, Budé, Les Belles Lettres, 1962, p. 93.↩Louis de Bonald, Louis de Bonald. Réflexions sur la Révolution de Juillet 1830 et autres inédits, DUC/Albatros, 1988, p. 82.↩Louis de Bonald, Louis de Bonald. Réflexions sur la Révolution de Juillet 1830 et autres inédits, op. cit., p. 44.↩Jean Bodin, Les Six Livres de la République, livre I, chap. IX De la souveraineté, Librairie Jacques du Puys, Paris, 1577, p. 147.↩Confucius, Doctrine de Confucius…, op. cit., p. 2-3.↩Aristote, Éthique à Nicomaque, livre I, 1102a, op. cit., p. 51-52.↩Saint Thomas d’Aquin, De regno, trad. Claude Roguet, Éditions de la Gazette Française, livre I, chap. I, Paris, 1926, p. 13.↩Saint Thomas d’Aquin, De regno, livre I, chap. XV, op. cit., p. 119-120.↩Saint Thomas d’Aquin, De regno, livre I, chap. xv, op. cit., p. 117-118.↩Jean Bodin, Les Six Livres de la République, livre II, chap. III De la monarchie royale, op. cit., p. 238.↩Thseng-Tseu — disciple de Confucius —, L’explication », chap. X, Doctrine de Confucius…, op. cit., p. 20.↩ Bossuet, Œuvres de Bossuet, op. cit., p. 15.↩Tchoû-Hî, Doctrine de Confucius…, op. cit.↩Jean Bodin, Les Six Livres de la République, livre II, chap. III De la monarchie royale, op. cit., p. 239.↩Louis XIV, Mémoires pour l’instruction du dauphin, année 1661, livre second, deuxième section, cité par Alexandre Maral, Le Roi-Soleil et Dieu, Essai sur la religion de Louis XIV, Perrin, Paris, 2012, p. 7.↩Dante Alighieri, Monarchia, livre I, chap. XII, 12-13, Œuvres complètes de La Pléiade, p. 651.↩François Bluche, Louis XIV vous parle, Stock, 1988, col. Clefs de l’histoire, p. 50, cité par Marie-Pauline Deswarte, La République organique en France, Via Romana, 2014, p. 13-14.↩François Furet, La Révolution, tome 1, Introduction, Hachette, col. Pluriel, Paris, 1988, p. 17.↩Louis de Bonald, Réflexions sur la révolution de juillet 1830, op. cit., p. 83.↩Aristote, Éthique à Nicomaque, livre V, 1129b, op. cit., p. 123.↩En effet, la formule est contestable si on entend qu’une nation est douée de volonté propre.↩Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Légitimité, Casterman, Paris, 1873, p. 443.↩Mgr de Ségur, Vive le roi ! , Haton éditeur, Paris, non daté, p. 13.↩Cicéron, cité par saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, I-II, La loi, question 91, traduction française par Laversin Éditions de la revue des jeunes, Société Saint Jean l’Évangéliste, Desclée et C, Paris Tournai Rome, 1935, p. 38-39.↩Jean-Baptiste Colbert de Torcy, ministre de Louis XIV, Correspondance de Bolingbroke, tome ii, p. 222, cité par Th. Deryssel, Mémoire sur les droits de la maison d’Anjou à la couronne de France, Fribourg, 1885, p 20.↩François Bluche, L’Ancien régime, Institutions et société, Le Livre de poche, col. Références, Paris, 1993, p. 15.↩Voltaire, Œuvres complètes de Voltaire, tome IV, Siècle de Louis XIV, Furne librairie-éditeur, Paris, 1836, p. 297.↩Louis de Bonald, Réflexions sur la Révolution de Juillet 1830 et autres inédits, op. cit., p. 45.↩Louis de Bonald, Réflexions sur la Révolution de Juillet 1830 et autres inédits, op. cit., p. 47.↩Exode, iii, 14.↩Aristote, Métaphysiques, livre XII, chap. VI, trad. Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, Librairie Germer-Baillière et Cie, tome III, Paris, 1879, p. 175.↩Jean, VIII, 58.↩Jean, VIII, 24.↩Luc, XXII, 70.↩Jean, XVIII, 37.↩Jean, XVIII, 36.↩Louis de Bonald, Louis de Bonald. Réflexions sur la Révolution de Juillet 1830 et autres inédits, op. cit., p. 81.↩Pierre-Joseph Proudhon, De la justice dans la Révolution et dans l’Église, Office de publicité, Bruxelles, 1860, p. 23, 24, 25.↩Le roi s’engage envers le peuple, mais c’est à Dieu qu’il fait serment, car le roi ne doit rendre compte qu’à Dieu. Le juriste Jean Bodin précise en effet que … le serment ne se peut faire, à bien parler, que du moins grand au plus grand. » Aussi … le Monarque souverain ne doit serment qu’à Dieu seul, duquel il tient le sceptre et la puissance. ». Pourtant, si … le seigneur ne doit point de serment au vassal […] l’obligation est mutuelle entre l’un et l’autre. » Jean Bodin, Les Six Livres de la République, livre I, chap. IX De la souveraineté, op. cit., p. 141.↩Les mémoires et recherches de Jean Du Tillet greffier à la Cour de Parlement à Paris, Pour Philippe de Tours, Rouen, 1578, p. 148.↩Juliette Sibon, Les juifs au temps de saint Louis, Albin Michel, Paris, 2017, p. 49.↩Voir le mémorandum d’Ahmed Atif Efendi sur la République française en Annexe D.↩Michel Houellebecq, interview accordée au magazine allemand Der Spiegel, traduction Valeurs actuelles, La dernière confession », 23 novembre 2017, p. 25.↩Le premier niveau est accessible à ceux qui constatent l’existence de lois du bon comportement humain, ces lois qui font qu’un homme bon est reconnu comme tel chez tous les peuples.↩Le deuxième niveau est partagé par ceux qui croient en un Dieu créateur.↩Le troisième niveau est, dans sa première partie, commun aux chrétiens. La seconde partie de ce niveau correspond au modèle de la société traditionnelle catholique.↩ Ne pensez pas que je sois venu abroger la Loi et les Prophètes. Je ne suis pas venu abroger, mais parfaire. » Matthieu, v, 17↩
Publié le 08/03/2016 à 1632, Mis à jour le 08/03/2016 à 1639 DR STEPHANE DE SAKUTIN/AFP VOTRE AVIS - Nous avons interrogé les internautes du Figaro sur les points négatifs de la loi Travail. Passera, passera pas? Le projet de loi sur la réforme du travail est au centre des débats. Et pour cause 70% des Français y sont opposés selon un sondage paru dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, notamment à cause des articles polémiques sur le plafonnement des indemnités pru'dhommales et la définition du licenciement économique. Si Myriam El Khomri ne démord pas, nos internautes, eux, ne sont pas tous convaincus. Nous vous avons présenté plus tôt cette semaine ceux qui soutenaient le texte. Voici aujourd'hui ce que leur répondent les grincheux. Réformer ne veut pas dire tout donner au patronat » Evelyne B est d'accord pour une réforme. Mais pas n'importe laquelle Le code du travail mérite sans doute un dépoussiérage' et des simplifications mais cela ne veut pas dire tout donner au patronat. Les conditions de licenciements sont assouplies et parallèlement les indemnités prud'hommales sont limitées. Mais qui vérifiera que les conditions de licenciements sont réellement respectées? Qui négociera le temps de travail jusqu'à 46 heures dans les petites et moyennes entreprises? Qui vérifiera - et comment - que les heures supplémentaires sont effectuées sur la base du volontariat?» Un salaire avec des horaires modulables va créer de l'excès chez les employeurs » Comme elle, Dimitri C, n'est pas contre du changement Les réformes sont trop extrêmes. Je suis pour libéraliser un peu le travail mais je doute que mettre des plafonds prud'homaux et créer un licenciement pour cause de difficultés économiques' aident à la baisse du chômage. Et mettre un salaire stable avec des horaires modulables va probablement créer de l'excès chez les employeurs». Je crains que notre jeunesse s'éxile à l'étranger » Gérard D. ne pense pas que c'est le Code du travail qui doit être modifié mais plutôt la manière de penser du patronat qui a toujours cherché la meilleure manière de conserver le rapport de force en face des syndicats. Je crains que notre jeunesse dynamique s'éxile à l'étranger pour être mise en valeur dans des pays qui apprécient notre formation pointue… Mes propos s'adressent aux grandes entreprises dont j'ai été un salarié pendant trente-cinq ans. Je suis parfaitement conscient que certains syndicats occupent le terrain pour apparaître efficaces. Je comprends également, les TPE et PME dont les dirigeants se demandent si demains leurs carnets de commandes se remplissent normalement. Mais je persiste à dire que seul le MEDEF peut influencer nos politiques.» Les heures supplémentaires? Si c'est pour payer plus d'impôts au bout, ça ne sert à rien » Didier B est d'avis que la loi Travail est une nouvelle loi pour les travailleurs du privé Que l'on fasse des heures supplémentaires, c'est bien de temps à autre mais si c'est pour payer plus d'impôts au bout, ça ne sert à rien. Ensuite, je ne pense pas que ce soit ainsi que l'on va créer de l'emploi. Je préfère que l'on regarde les 35 heures avec un battement jusqu'à 48 heures, c'est largement suffisant. Mais personnellement, je préfère avoir une vie de famille.» Où se trouve l'intérêt du salarié? » Sarah B. juge cette réforme abérrante» Quelqu'un peut-il me dire où se trouve l'intérêt du salarié? Dans la diminution de son salaire peut-être? Ou encore dans l'augmentation de ses heures de travail? Dans un plan social sans difficultés pour l'entreprise? Et faire travailler les apprentis dès l'âge de 14 ans jusqu'à 10 heures par jour alors?» En quoi rallonger la durée du travail va créer de l'embauche? » Thierry MJ n'y croit tout simplement pas Quelle différence entre un CDD actuel avec un futur CDI où la facilité de licenciement sera plus grande? Autant rallonger la durée de CDD! Ce sera plus honnête par rapport aux employés, non? Je ne comprends pas non plus en quoi rallonger les heures de travail va créer de l'embauche? Cela va surtout diminuer les contrats de CDD!» L'article 6 me dissuade d'embaucher certaines personnes » Quant à Edgar, il tique sur un article en particulier. L'article 6 de la loi Travail prévoit en effet la liberté au salarié de pouvoir manifester ses convictions, y compris religieuses, ne peut connaître de restrictions que si elles sont justifiées par l'exercice d'autres libertés de droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l'entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché.» Ce qui n'a pas l'air de plaire à cet internaute, puisqu'il prévoit déjà de ne plus embaucher des employés qui pourraient [lui] causer des soucis'» et justifie son choix sur le terme de la prudence». On essaie de faire passer cette loi à la va-vite » Charabia44 pense que c'est encore une loi que l'on essaie de faire passer à la va-vite, sans étude approfondie au préalable. Une loi sur laquelle on recule, on tergiverse pour finalement la modifié de telle sorte qu'elle ne représente plus grand chose.» Enfin, Cassandre29 conclut En plein milieu d'une négociation chômage très tendue et surtout avec une communication totalement défaillante, il n'y avait pas pire scénario pour présenter ce texte».
En France, près de 5 000 jeunes seraient engagés dans le mouvement Génération Z qui soutient le candidat Eric Zemmour dans la course à la présidentielle 2022. Nous avons rencontré deux de ses militants de Côte-d'Or. Ils nous expliquent les raisons de leur action auprès de l'ancien polémiste. Ils revendiquent 200 adhérents en Côte-d'Or. Créée le 2 mai 2021, la section locale de Génération Z, qui accueille des étudiants et jeunes actifs âgés de 18 à 30 ans, tracte et colle les affiches du candidat du parti Reconquête une fois par semaine, dans l'ensemble du département. Des militants aussi bien séduits par les idées prônées par Éric Zemmour que par la personnalité de l'ancien polémiste. À 25 ans, Antoine Camus fait partie de ces jeunes engagés auprès de celui qui pointe actuellement entre 13 et 15 % dans les sondages. Il dirige même l'antenne de Génération Z en Côte-d'Or. "On a monté l'équipe en mai dernier avec l'objectif de donner envie à Éric Zemmour de se présenter. On a des jeunes qui sont étudiants dans tous les milieux et on a aussi des jeunes actifs, des cadres, des artisans. C'est très hétéroclite", décrit ce banquier installé à Dijon. Selon Antoine Camus, la section s'appuie également sur des jeunes originaires de différents partis politiques, de gauche comme de droite "On a quelqu'un qui était au parti communiste il y a encore 2 ans !". Lui-même est un ancien membre des Républicains. "J'ai été sur la ligne sarkozyste, j'étais militant, raconte-t-il avant de poursuivre. Mais un mouvement qui change d'avis toutes les deux semaines sur son orientation est un mouvement qui n'a pas de fond. Pécresse nous a quitté en disant qu'on était trop à droite pour elle et revient car c'est mieux d'avoir l'argent du parti pour faire la présidentielle". Déçu par la droite républicaine, le jeune homme de 25 ans a alors fait le choix de soutenir Éric Zemmour, qu'il trouve proche de la ligne politique portée par Nicolas Sarkozy. Et pour lui, il n'était pas question de rejoindre le Rassemblement National. "Le RN n'a pas de fond idéologique, Marine Le Pen est en incapacité de gérer le pays. Il n'y a qu'à voir son débat face à Macron. Le RN est déconnecté de la réalité. Éric Zemmour, c'est le candidat du fond". Je partage ses idées. Il y a un problème lié à l'immigration et à l'assimilation. C'est lui qui traite principalement de cela. Déborah Dumoutier, membre de Génération Z en Côte-d'Or Même son de cloche pour Déborah Dumoutier. Cette jeune également engagée dans la section locale de Génération Z juge l'ancien chroniqueur du Figaro plus "sincère" que Marine Le Pen. "C'est une politicarde comme les autres. Elle se présente tous les 5 ans. Éric Zemmour lui s'engage par devoir alors qu'il n'avait pas besoin de ça pour vivre", estime la Dijonnaise de bientôt 23 ans qui a découvert l'homme et ses convictions dans l'émission Face à l'info sur CNews. "Quand il y a eu la rumeur d'une candidature à la présidentielle, je me suis engagée". Antoine Camus a découvert le polémiste plus précocement, dans On N'est Pas Couché ONPC sur France 2. Éric Zemmour y a été chroniqueur de 2006 à 2012. "On nous appelle la Génération Z car on a tous été bercés par ONPC. C'était la personne qui maniait les mots, toujours dans des débats posés, sans jamais de violence". L'éditorialiste a tout de même été condamné deux fois pour incitation à la haine raciale, en 2011 et 2021 en raison de propos qu'il a tenus dans les médias. Mais selon Antoine Camus, l'art oratoire est l'une des plus grandes forces du candidat Zemmour dans la campagne présidentielle. "Il a une énorme culture, il peut débattre 3 heures sans une seule note. Les autres ont un problème de connaissances du fond tout simplement. J'admire sa culture. Les deux candidats les plus à-même de débattre avec un niveau de culture supérieur aux autres, c'est lui et Jean-Luc Mélenchon. C'est ça qui mobilise les jeunes. On veut quelqu'un qui ait la stature d'un président et non pas celle d'un chef d'entreprise". Séduit par la personnalité d'un homme "hors du système politique et qui a eu une vie avant, un travail", Antoine Camus est également attiré par les thèses défendues par le polémiste. "L'idée de la méritocratie parle aux jeunes et me parle. Les jeunes veulent que le travail soit récompensé". Et selon cet ancien étudiant en droit, les jeunes engagés auprès du candidat ne sont pas choqués par ses thèses sur le grand remplacement et l'identité française mise en péril par les vagues migratoires. "On aime notre pays, ses traditions. On défend le principe de l'assimilation, on doit s'accoutumer au pays d'accueil. Il y a des quartiers en France où on ne vit plus à la française, c'est indiscutable. On veut se battre pour qu'il n'y ait plus de zones de non-droit en France", lance-t-il prenant en exemple les affrontements entre des Tchétchènes et des jeunes du quartier des Grésilles à Dijon en juin 2020. Déborah Dumoutier, elle, évoque son parcours personnel et les mots ou gestes déplacés auxquels elle a été confrontée dans la rue à Dijon. "Il y a pire comme ville, mais les fois où j'ai eu des problèmes, c'était avec des gens a priori d'origine étrangère. Je ne me suis jamais fait embêter par des blancs de souche, il faut être honnête !". Les Français votent depuis 20 ans pour un programme de droite jamais appliqué. On va le mettre en place. Qu'on le veuille ou non, la France est un pays de droite ! Antoine Camus, responsable Génération Z en Côte-d'Or Pour les deux membres de Génération Z, il n'y a alors aucun paradoxe à être jeune et soutenir les idées d'un candidat ultra radical qui se veut l'héritier de Charles de Gaulle et Napoléon. "Ce n'est pas un problème ! Éric Zemmour n'est pas du tout rétrograde ! Rétrograde, ça veut dire que l'on regrette le passé. Nous, on est bien dans la société actuelle. On veut retrouver l'identité perdue, garder les acquis mais aussi conserver ce qu'on nous a transmis", souffle Antoine Camus. Pour rappel, Éric Zemmour, opposé à ce qu'il appelle le "lobby LGBT et féministe", a tout de même émis le souhait de bloquer la PMA sans père et s'est dit opposé au mariage pour tous, même s'il ne prévoit pas d'abroger la loi qui l'a institué. "On ne reviendra pas en arrière avec Éric Zemmour !", assure le banquier de 25 ans. Quant à la question des accusation sexuelles dont il est l'objet, des propos misogynes et des écrits polémiques de l'éditorialiste, estimant par exemple dans "La France n'a pas dit son dernier mot" paru en 2021 que "les femmes sont le but et le butin de tout homme doué qui aspire à grimper dans la société", Déborah Dumoutier assure que plusieurs femmes font partie de Génération Z et répond "Il ne faut pas s'arrêter-là et aller à la facilité. Il faut se faire son propre avis. Je suis allée lire les choses dans leur ensemble. Pour moi, il n'est pas misogyne. Quand il dit ça, il parle de l'histoire, de la manière dont les femmes ont été perçues par les hommes. Je ne le vois pas comme sa pensée à lui". L'électorat féminin reste toutefois le talon d'Achille du candidat Zemmour. Seules 8 % des femmes de moins de 35 ans se disent prêtes à voter pour lui selon une enquête d'Ipsos. Selon un autre sondage, celui de l'Ifop publié le 12 décembre dernier, 12 % des 18 - 30 ans en France voteraient pour Éric Zemmour au premier tour de l'élection présidentielle. Sur cette tranche d'âge, le candidat arrive troisième derrière Marine Le Pen 20 % et Emmanuel Macron 25 %. Pour attirer de nouveaux électeurs à l'approche de l'élection présidentielle, les membres de Génération Z comptent alors multiplier leurs actions et organiser notamment des réunions publiques en Côte-d'Or à partir de la fin du mois de janvier. Ils attendent réunir 400 personnes en moyenne.
pour vivre hors la loi il faut être honnête